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Tesalys va gérer des déchets hospitaliers à risque infectieux en Macédoine du Nord

Le fabricant toulousain fait partie des lauréats pour l’appel à projets export “Solutions innovantes pour la décarbonation des services essentiels” de la Direction Générale du Trésor.

23 Déc 2021

Déjà présent dans 65 pays, Tesalys arrive aujourd’hui dans les Balkans. Sa solution pour la gestion des déchets hospitaliers à risque infectieux, STERIPLUS™, va bénéficier d’un financement FASEP en Macédoine du Nord, en collaboration avec l’Institut de la santé publique (IPH) de Skopje. Pour un coût total de 215 000 euros, un démonstrateur de la technologie va être installé dans le pays pendant toute l’année 2022. 

Là-bas, les déchets médicaux sont aujourd’hui transportés dans de simples camions vers des usines d’incinération, pas toujours aux normes.
Avec STERIPLUS™, les déchets hospitaliers seront désormais traités sur place, ce qui “contribue à la sécurité sanitaire, puisqu’il n’y a plus de transport de déchets dangereux sur la route, tout en réduisant l’empreinte CO²”, comme l’explique Miquel Lozano, Président et cofondateur de Tesalys.

“Avec l’épidémie de Covid, la quantité de déchets hospitaliers à risque infectieux a énormément augmenté. Les établissements se retrouvent débordés. Notre solution qui permet de décontaminer directement sur le site ces déchets apporte une énorme plus-value et une autonomie à l’établissement”,  Miquel Lozano, Président et cofondateur de Tesalys.

Les plus petits modèles de STERIPLUS™ font la taille d’un photocopieur. Les déchets sont introduits dans une chambre de chargement. L’opérateur ferme la porte. Elle se verrouille automatiquement. Les déchets sont broyés en petits morceaux d’un centimètre puis stérilisés avec de la vapeur à 135 degrés. Cette opération réduit jusqu’à 80% leur volume. Ils ressortent sous forme de confettis totalement décontaminés et inoffensifs et peuvent ensuite être éliminés comme de simples ordures ménagères. Il n’y a plus du tout de risque infectieux.

Cette solution est écologique puisqu’elle entraîne une économie de 0,46 teqCO² par tonne de déchet traité. Selon Miquel Lozano, “si tous les déchets hospitaliers à risque infectieux de la planète étaient ainsi traités, cela équivaudrait à un million de voitures en moins dans le monde.” 

Avec cette première installation, l’IPH de Skopje va vérifier la pertinence du système. Tesalys espère que d’autres commandes seront passées par la suite, à plus grande échelle.

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