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InterAging, le programme international de recherche sur le vieillissement de l’Inserm

Inauguré en octobre 2021, InterAging promeut les collaborations entre laboratoires français et étrangers pour améliorer les connaissances sur le vieillissement.

10 Fév 2022

A un an de la fin d’un premier programme national transversal impulsé par l’Inserm, AgeMed (débuté en 2016), l’Institut de recherche inaugure InterAging, un programme international de coordination thématique, sur le vieillissement, pour les cinq prochaines années. L’objectif est double : comprendre comment nos cellules prennent de l’âge et apporter de nouvelles pistes pour rester plus longtemps en meilleure santé.

AgeMed a déjà permis “de faire émerger une communauté de recherche », comme l’explique Éric Gilson, son Coordinateur scientifique, également Directeur de l’Institut de recherche sur le cancer et le vieillissement de Nice (IRCAN). Une vingtaine de laboratoires de recherche français collaborent ensemble, avec des résultats prometteurs. 

L’Inserm finance à hauteur de 750 000 euros quatre thèses d’étudiants internationaux, ainsi que les échanges et interactions qui auront lieu entre toutes les équipes du programme. Ces thèses associent des laboratoires français et étrangers (Singapour, Allemagne, Chine et sans doute Angleterre). InterAging a également vocation à élargir le spectre des collaborations et des communications sur le sujet (colloques, articles,…).

“Il est temps d’avoir une coalition internationale pour développer nos connaissances sur la biologie du vieillissement et répondre aux défis qu’elle pose au niveau mondial. Avec InterAging, l’Inserm est moteur à ce niveau-là”, Éric Gilson, Coordinateur scientifique de InterAging.

Ces deux dernières décennies en particulier, la science a réalisé des avancées remarquables au niveau des connaissances sur le vieillissement, notamment grâce à la découverte de la sénescence. Ce processus physiologique entraîne une lente dégradation des fonctions de la cellule à l’origine du vieillissement des organismes. La sénescence cause toute une série de pathologies liées à l’âge (Alzheimer et d’autres maladies neuro-dégénératives, maladies cardio-vasculaires, certains cancers,…). Elle offre des pistes de recherche inouïes à beaucoup de laboratoires, publiques ou privés, en recherche fondamentale comme appliquée, en France et dans le monde. 

Les champs de recherche sur la sénescence sont en effet vastes : Comment la contrôler ? Prévenir les cellules d’entrer en sénescence ? Tuer les cellules en sénescence ? Comment modifier leur programme ? Les remplacer ?. “Les débouchés et les applications d’un point de vue médical mais pas seulement sont évidents : nous pourrions vieillir sans maladies fortement invalidantes”, s’enthousiasme Eric Gilson, Coordinateur scientifique de InterAging. 

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